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Lanarvily - Chainel, haut en couleur

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Le revoilà ! Sacré champion de France élites pour la première fois de sa carrière en janvier à Quelneuc, Steve Chainel (35 ans) est de retour en Bretagne. Le multicarte des Vosges est la tête d’affiche de la 61e édition du Circuit du Mingant, dimanche, à Lanarvily. Où il n’a pas que de bons souvenirs… 


 

L’avant Quelneuc
« J’étais l’éternel second des championnats de France (trois fois 2e), celui qui n’y arriverait jamais. Même moi, je m’étais fait une raison. J’étais allé voir un psy, j’avais pris une préparatrice mentale mais dans la tête, je n’y croyais plus vraiment. Je faisais un complexe face à Francis (Mourey), je me mettais une pression de fou, je me liquéfiais sur la ligne de départ. Et puis, pour la première fois de ma vie, j’ai eu ce coup dur en août 2017 lorsque Lucie (sa femme) m’a annoncé qu’elle souhaitait que l’on se sépare. Cela m’a rapproché de ma famille, de mes amis et… de mon vélo. Je me suis forgé dans la difficulté. Je me suis enfin rendu compte qu’avant le podium, la Marseillaise et le maillot bleu-blanc-rouge, il y avait une course à gagner et une douleur à aller chercher. A Quelneuc, je me suis posé zéro question, je n’en avais rien à foutre de la pression ».


Quelneuc
« Quelneuc a changé ma vie. Clairement, j’y ai vécu ma plus belle émotion sportive. Évidemment, rien de comparable avec la naissance de mes gosses mais quand même…. Quel shoot de malade ! Cela faisait 18 ans et mon titre de champion de France obtenu chez les juniors que j’attendais cela. J’ai attendu le Père Noël pendant 18 ans alors quand il m’a offert mon cadeau… Quand je revisionne cette dernière ligne droite - ce que je fais beaucoup trop souvent d’ailleurs - elle me donne tellement envie de revivre ça. Ma fille qui pleurait déjà à un tour de l’arrivée, les gens qui couraient dans tous les sens. La Marseillaise… Je l’avais chanté tellement de fois avant tout seul devant ma glace ».


L’après Quelneuc
« Quand je me lève tous les matins, je vois ces tenues bleu-blanc-rouge dans ma penderie.. Je me répète : profite, profite ! Je repense aussi à ces séances d’entraînement que je me suis infligées, aux moments de doute que j’ai eus chez les pros. Et au fond de moi, je me dis que je vais avoir la possibilité de revivre cela chez Francis (Mourey) pour le dernier championnat de France de sa carrière (à Besançon). Ce serait énorme, là encore. Quoi qu’il arrive là-bas, j’aurais été champion de France au moins une fois. On peut conserver mes échantillons d’urine pendant 40 ans, contrôler mon vélo autant de fois que l’on veut, on ne me retirera jamais ce titre. Je l’ai à vie ! »


Lanarvily
« J’en garde un très mauvais souvenir. Lors de mon premier championnat de France pro (en 2007 sous les couleurs d’Auber), je m’étais mis une pression assez folle et j’étais passé complètement au travers (27e). Cela me paraissait inconcevable de ne pas y venir dimanche. Après ce que le public breton m’a donné à Quelneuc, franchement, je lui dois bien ça, même si j’habite à mille bornes de là. Je n’ai jamais gagné à Lanarvily, je pense que ça peut le faire. Comme chaque saison, j’ai eu mon traditionnel coup de mou de novembre, mais après un petit stage en Espagne, j’espère que ça va repartir dans le bon sens. Je suis confiant ».

L’après Lanarvily
« L’objectif de ma saison, c’est d’arriver à 100 % à Besançon (le 13 janvier) afin de faire la meilleure course possible. Je n’ai pas envie de laisser ce maillot. Après, si je perce ou je pète ma chaîne, je n’aurai aucun regret. Pour la suite, sincèrement, je ne sais pas. Dans cinq ans, je serai peut-être encore sur le vélo. Mais peut-être que j’arrêterais en fin de saison : cela voudra dire que j’aurai trouvé ce million d’euros qui me manque pour monter le Team Chazal-Canyon chez les pros et j’en serai alors le Team manager à temps plein ».

Article Le Télégramme 8/12/2018